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No More Heroes (Wii)

Par - 03 Janvier 2009 01:46:22 - Fiche du jeu


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J'ai une vision assez étrange et peut-être juste des jeux Dreamcast : pour moi, , aussi beaux et développés soient ils, sentent le "concept". Comme si tous les développeurs de la console s'étaient dit "Fuck it" et qu'ils avaient développé sans s'occuper de nous, futurs acheteurs. Ça se remarque assez facilement aujourd'hui, par un unique mode arcade, par un principe barré, par certains éléments graphiques dignes d’une Saturn alors que tout le reste est magnifique, bref, en général, on se retrouvait avec un gros bordel. C'est ce qui était aussi une des forces de la console, et bien évidemment une de ses grandes faiblesses. Pourquoi commencer de cette façon ? Parce que je pense très sincèrement que No More Heroes aurait pu être un jeu Dreamcast.

FUCKHEADS



Afin d'éviter de choquer le public Japonais et surtout pour vendre son jeu, Goichi Suda décida de supprimer un des éléments pourtant indispensables à l’ambiance générale qui se trouve aussi être un des enjeux importants de la satire : la violence. Changement qu’il décida de conserver pour le marché Européen, pour que les organismes tels que la BBFC en Angleterre, ou l’équivalent Allemand que je connais point, n’en interdisent la vente (rappelons que Gears of War n’est jamais parvenu de l’autre côté du Rhin).

Décapitations, démembrements, gerbes de sang, ont été remplacé par… de la cendre noire, et un flot de pièces de monnaie (??) produisant un effet sonore très énervant. Démonstration, en vidéo (mort du premier boss). Cette censure se retrouve également ingame :

T'es mort et ça fait des pièces ! T'es mort et ça fait des pièces, hahahahaha !


Merci d'essayer de se procurer la version Américaine, la version originale, et sans doute beaucoup plus drôle à expérimenter.

Can't find the exit



Goichi Suda aime bien faire des jeux bizarres, souvent très courts, avec des scénarios très complexes et qui s’imbriquent tous dans un thème/univers commun appelé « Kill the past ».
Mais cette fois ci, ne vous attendez pas à un scénario aussi profond et tordu que celui de killer7. Il reste quand même quelques mystères, e rapport avec l’initiative citée plus haut, mais en réalité, le scénario de No More Heroes tient sur une feuille A4 recto. On pourra toujours disserter sur les critiques sociales, la satire des narrations ridicules, la fin plus qu’étrange, mais il ne faut pas s’attendre, comme je l’ai fait, à une VRAIE histoire. No More Heroes est une immense blague, un foutage de gueule de tous les clichés, plot-twist et autres cliff ending qui jonchent le « genre otaku » si j’ose dire, mais en aucun cas il ne devient passionnant de lui-même. Dans un sens, No More Heroes est vraiment très dur à approcher : soit comme une caricature intelligente, et dans ce cas là on accepte l’absurdité TOTALE de chaque parcelle du jeu et surtout sa fin, soit comme une caricature de caricature, une escroquerie surfant sur un hype affolant et qui au fond est complétement ridicule et décevante. Quelque soit votre style, oubliez toutes vos attentes et prenez le à la légère, car il n'offre vraiment rien de plus.
J'ai appris une chose cependant, c’est qu’essayer de comparer Goichi Suda à Tarantino ou comme je l’avais fait à Gilliam, c’est du grand n’importe quoi. Goichi Suda prouve qu’il est Goichi Suda, est non pas une sorte de clone vidéo-ludique d’un réalisateur connu.

Ce qu'on a parfois du mal à savoir avant de s'emparer du dernier Suda, c'est de savoir ce que c'est - exactement. On nous a montré beaucoup de vidéos de combats acharnés contre des hordes d’ennemis, mais ce qu'on oublie souvent, c'est que plus de la moitié du jeu est un sous GTA assez immonde. Voilà comment ça marche :

Vous entrez dans un niveau beat'em all linéaire, avec un boss à la fin.
Après ce niveau c'est la révolution complète. Vous êtes lâchés dans une ville assez grande mais complétement vide : deux piétons et quatre voitures se battent en duel avec les textures pop-up, tout cela dans des ralentissements omniprésents.
Il faut alors trouver un petit boulot façon mini-jeu Wario Ware (vas y danse le mambo pour ramasser des scorpions).
Une fois celui la réussi seront débloqué des contrats d'assassins, comme tuer cent péquenots, tuer dans le temps limité, etc. qui une fois remplis rapportent de l'argent. Cet argent peut servir à acheter des améliorations, des fringues et d'autres objets inutiles.
Une fois assez d'argent récolté on peut passer au prochain niveau beat'em all.

Toutes les images sont évidemment made in et HEAVILY COPYRIGHTED BY GAMERAMA. Les voleurs recevront une copie de Seven Blades par la poste.


Cela se répète... sans fin. Ce qui serait en fait assez sympa si Santa Destroy était une vraie ville, avec des magasins, des vrais gens, des vraies missions. Au lieu de cela, tout repose sur une demi-douzaine de boutiques (de vêtements, d'arme, salle de muscu, pour chercher les jobs, pour chercher les contrats, le café des techniques secrètes, pour apprendre le catch… ) au contenu rachitique et souvent très, très cher, pour nous obliger à refaire plusieurs fois les missions débiles et créer ainsi une durée de vie artificielle. A part si vous appartenez à la vague casual, voulant absolument que Travis porte un t-shirt rose pour avoir trop la classe, ce n'est évidemment pas indispensable, mais comme je le disais au début... ça représente plus de la moitié du jeu. Les faubourgs sont également remplis de secrets (comme les pigeons de GTA4, les faux, pas ceux qui ont acheté le jeu) tous plus inutiles les uns que les autres : T-shirts dans les poubelles, balles perdues pour apprendre des techniques, cash caché sous terre. Passionnant.

Ce serait mentir de dire que l’on n’est pas intéressé par cette customisation un seul instant. Au début c’est vraiment très amusant, parce que justement il n’y a pas le volume incroyable d’un GTA qui oblige à une implication assez importante, et puis finalement on se rend compte que quand le jeu dépasse les cinq heures de durée de vie, ce serait bien d’avoir un peu de volume. On ne comprend pas tellement pourquoi avoir modélisé une ville entière qui rappelle les débuts de la PS2 voire même de la Dreamcast, alors que toutes ces options auraient pu et du être réglables dans un menu de fin de mission ou quelque chose comme ça, comme la télévision de k7. Ce qu’il faut noter également, c’est que le seul moyen de transport est une sorte de Batmoto complétement incontrôlable, surtout avec ce parti pris graphique celshadé donnant une impression de contre jour assez dérangeante et les faiblesses graphiques comme les textures qui mettent parfois plusieurs secondes pour apparaitre et qui gênent ainsi l'exploration.

Imaginez le tableau : à chaque fin de mission, enfourcher la moto incontrôlable, traverser une ville façon Sonic Adventure, acheter un sabre laser, re-traverser la ville dans l’autre sens, acheter des fringues, faire encore plusieurs minutes de route, acheter des techniques, encore reprendre la moto, aller chercher une mission, prendre la moto, aller à la mission, et si vous ratez la mission, impossible de la recommencer de suite : il faudra retourner au bureau de mission pour re-valider votre choix. Ça a l'air infect comme ça, en vrai c'est pire.



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