Chercher
Sélectionner la plate-forme:




Chercher par titre:




Mother 3 (Game Boy Advance)

Par - 17 Décembre 2008 04:49:58 - Fiche du jeu


Page :


Avant propos



Mother est une série inventée par Shigesato Itoi. Bizarrement, il n'est pas affilié à Nintendo : c'est un copywriter, un publicitaire en très, très gros. C'est une trilogie qui a vu le jour : Mother, sorti sur NES, Mother 2, sorti sur SNES, et Mother 3, sorti sur Gameboy Advance, après un développement chaotique.
Si je fais un tel résumé, c'est pour pour bien faire comprendre que l'histoire de Mother est globale : vous ne pourrez pas comprendre l'intégralité du scénario sans avoir joué aux deux épisodes précédents... Cependant, la trame principale reste elle, indépendante, il est donc complètement possible de découvrir la série au troisième épisode (ce que j'ai fait), de comprendre les tenants et aboutissants, de prendre du plaisir, et d'être ému. Sachez juste que certaines subtilités et références vous échapperont.

Les personnages de Mother ont été, depuis 1999, intégrés à la sélection de Super Smash Bros. Acte totalement aberrant (vivement James Sutherland dans Dance Dance Revolution), qui est malheureusement bien plus dommageable qu'on pourrait le croire : si vous avez acheté et terminé le très récent Super Smash Bros Brawl, vous en avez déjà trop vu. Certaines musiques, certains boss et ennemis, certains environnements, qui auraient du provoquer une surprise totale, ont été gâché, m'ont été gâché, simplement parce que ces gros porcs en charge de cette sous série de baston ont jugé nécessaire de remplir leur mode aventure honteux avec tout et n'importe quoi, même en sacrifiant l'émotion d'un jeu. Après tout, c'est Nintendo.

En parlant de Nintendo, (et de Mother 3) notons aussi que le jeu n'est sorti ni chez nous, en Europe pour être plus précis, ni chez nos très chers collègues d'Amérique du Nord. Pourquoi ? Et comment puis-je faire ce test ?
Rappelez vous, annonce de la DS, à l'E3 il y a maintenant quelques années. Je cite à la fois Satoru Iwata, Président de Nintendo et Regginald Fils Aimé, maintenant Président de la branche Américaine de Nintendo : "Nintendo organisera sa stratégie autour de trois pilliers : la Wii, la DS, et la GBA". Le problème, c'est que la DS, au départ, ne décollait pas vraiment niveau ventes aux États-Unis, et si il avait une raison évidente, c'est que la GBA vampirisait encore et toujours le marché. Personne n'allait acheter une brique en plastique moche, bien plus cher, pour jouer à Mario 64 redux. Nintendo dans son ensemble, mais identifions cette nomination froide à nos amoureux des joueurs de tout à l'heure, Satoru et Reggie, prit donc la décision de tuer la Gameboy Advance en Occident. C'est pour cela que vous n'avez jamais vu Rythm Tengoku par exemple. Ou tous les petits projets lancés vers la fin de vie de la console : Calciobit, Drill Dozer, Wario Ware Twisted (pour ces deux là on invoque la législation Européenne, plus dure avec les cartouches contenant du mercure, mais cela ne les a pas emperchés de sortir Yoshi's Universal Gravitation... ) ou les bits generation. C'est pour cela que l'on ne verra jamais Mother 3, en Occident, en Europe, en France : par avarice.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là, allez savoir si la suite est vraie ou fausse. Si il y a bien un éditeur qui, lui, soit à l'écoute des joueurs, c'est bien Atlus, qui avec ses tous petits moyens, a réussi à traduire la majeure partie de sa production pour la faire venir outre Pacifique et outre Atlantique. D'après la rumeur, ils décidèrent donc de proposer à Nintendo de s'occuper entièrement des frais de traduction et d'édition. La réponse fut nette : Non.

Une bande de fans du jeu ont donc décidé de prendre les devants, et de lancer un projet de traduction amateur. Après deux ans de travail acharné, ils ont atteint leur but :

http://mother3.fobby.net/
Si vous voulez jouer au jeu, suivez donc ce lien.

Mais, il faut utiliser un émulateur et donc se mettre dans l'illégalité, ou bien importer...Ah non, l'affaire est réglée, le jeu est en rupture de stock.
C'est pour ça que je le dis aujourd'hui, de toute la rage qui s'est maintenant accumulée depuis que je connais cette entreprise.
Nintendo, je vous emmerde. Cette firme pourrie jusqu'à l'os, se faisant des milliards de bénéfices en se foutant de la gueule du monde et en exploitant la connerie humaine, n'est même pas foutu de dépenser un kopeck pour traduire un des jeux les plus marquants jamais sorti, et ne laisse même pas un autre éditeur le faire à sa place, craignant qu'il réussisse à gagner quelques milliers de dollars à leur place. C'est purement et simplement honteux. C'est même bien plus que ça, mais je n'ai même pas de mot pour le décrire. C'est un crime contre le monde du jeu vidéo. C'est un message bien plus fort que la conférence de l'E3 2008, bien plus fort que tous ces jeux casual, que toutes ces consoles de merde. Ce n'est plus un bras d'honneur publique, avec une sorte d'amusement caché pour tous les irréductibles journalistes (Puyo, mon ami, j'espère que tu me lis) qui continuent encore et toujours à vénérer cette entreprise immonde, attendant avec impatience de mettre 10/10 au prochain Zelda, Mario ou Metroid, minimisant inlassablement tout le mal qu'elle a fait au secteur, et plaçant Super Smash Bros Brawl en tête de leur "sélection annuelle", parce qu'on peut "jouer avec tous les personnages de l'univers Nintendo !". C'est minable, c'est pitoyable, c'est à vomir. Ce n'est pas, comme disait intelligemment Gilbert Cesbron, Mother qu'on assassine, c'est le jeu vidéo dans son entier.
Au départ, le boycott pur et simple me paraissait idiot, inconscient. Quel intérêt de se couper volontairement d'une partie importante de l'histoire de l'industrie, et de rater par la même occasion de possibles bons jeux ? Pourquoi rater l'occasion de dénoncer des dérives que personne n'aborde ? Mais aujourd'hui, je me repose la question. Après avoir vécu une expérience assez incroyable en jouant à Mother 3 de bout à bout, et en voyant de quelle manière Nintendo a traité la série et les joueurs, je n'ai franchement plus envie de leur donner un seul euro, plus jamais.

Mother 3 restera donc, à jamais, un plaisir défendu, illégal, alors que c'est sans aucun doute l'un des jeux les plus marquants des dix dernières années. Alors,
Satoru Iwata, je t'emmerde.
Shigeru Miyamoto, je t'emmerde.
Masahiro Sakurai, je t'emmerde.
Regginald Fils Aimé, je t'emmerde.
Satoru Shibata, je t'emmerde.
Les journalistes corrompus et biaisés, je vous emmerde.
Nintendo, je vous emmerde.
Oh, et forcement, vu les circonstances, j'emmerde également Christine Albanel.
Et je joue à Mother 3. Parce que tous ceux qui prétendent aimer les jeux vidéo doivent le faire, et pas seulement. Mother 3 est un de ses rares jeux qui puissent s'imposer et tenir la comparaison face à un livre ou un film. Il s'adresse donc, tout simplement, à toute personne voulant rire, pleurer, être choquée, étonnée, découragée, bref, être émue.

Itoi donna un slogan au jeu, qui résume parfaitement cette expérience : "Strange, Funny and Heartrending".



Page :





Retour à la page des tests




Contact - Mentions légales